Les Deux Jours de Montcuq et l'endurance
en Europe :
plus de 30 ans d'histoire...
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L'Eperon,
1983 |
Endurance World, janvier 2002 |
Les Deux Jours de Montcuq est l'une des
courses d'endurance les plus connues dans le monde,
avec la Tevis Cup en Californie et la Tom Quilty
Gold Cup en Australie.
Si elle est devenue au fil des ans une grande classique
et le rendez-vous incontournable de l'élite
mondiale, c'est qu'elle a su maintenir le cap pendant
bientôt 30 ans : mêmes dates - le week-end
le plus proche de la Toussaint -, même parcours,
à quelques changements près, et surtout
même esprit : compétition et performance
du cheval alliées à la découverte
de grands espaces naturels.
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| L'histoire
de cette course est intimement liée à
celle, plus générale, de l'endurance
à cheval en Europe.
Dans les années 70, Pierre Passemard découvre
cette discipline en Espagne. Seules l'Angleterre et
la péninsule ibérique ont en effet maintenu
une tradition de raids équestres. Toutefois,
le Golden Horseshoes Ride, Jerez, Badajoz ou encore
Barcelone ne sont que des courses isolées et
sans véritables contrôles, alors que
les Etats-Unis et l'Australie connaissent à
la même époque une organisation des épreuves
proche de celle d'aujourd'hui. |
| Sous
son impulsion, l'endurance à cheval en France
et en Europe va s'organiser à partir de 1976.
Cette année-là, les prémices
d'une course ont lieu à Florac, grâce
à Michel Bordes et Yves Richardié, et
en décembre, Pierre Passemard fonde, avec Denis
Letartre et quelques passionnés venus de la
randonnée, l'Association Française des
Courses Equestres d'Endurance qui deviendra par la
suite le C.N.R.E.E. (Comité National des Raids
Equestres d'Endurance) dont il sera président
jusqu'en 1984.
Sous l'égide de cette organisation, se déroule
en 1977 la première épreuve d'endurance
en France : les 100 km de Rodez.
L'année 1977 voit également Florac devenir
une course à part entière et les 29
et 30 octobre, Pierre Passemard crée les Deux
Jours de Montcuq. |
| Cette
première édition des 2 Jours de Montcuq
est un succès, attirant cavaliers français
mais aussi américains, portugais, espagnols,
hollandais, suisses et andorrans, forte participation
étrangère qui se confirmera d'année
en année.
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Pierre Passemard déclare
à l'époque : "Parcourir une distance
maximum dans un temps minimum, c'est redonner au cheval
sa véritable vocation, son utilité pour
des grands parcours en tout terrain et des déplacements
rapides, relancer le goût du sport équestre
en montrant que par une préparation et un entraînement
adéquats, une façon de monter intelligente,
on peut amener un cheval à des performances spectaculaires
sans altérer sa santé ni son énergie.
C'est pourquoi les contrôles vétérinaires
sont très importants. Cela permet aussi aux éleveurs
de savoir de quoi sont capables leurs produits et de
sélectionner des chevaux rustiques et résistants
pour les mettre ensuite à la disposition des
amateurs de grandes promenades dans la nature". |
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P.
Passemard à la Tevis Cup en 1979 |
| En 1979,
il fonde avec Michel Troisfontaine (Belgique) et des
représentants de l'Allemagne, l'Espagne, le
Portugal et la Grande-Bretagne, la première
organisation internationale, l'E.L.D.R.I.C, dont il
sera également président : l'endurance
moderne en Europe est née. |
| De
nos jours, Les Deux Jours de Montcuq perpétue
et défend la tradition de l'Endurance, celle
des courses difficiles et tactiques pour lesquelles
to finish is to win. Fière de son indépendance
et de son intégrité, ancrée dans
son terroir et forte de son histoire, cette épreuve
s'adresse aux passionnés, aux véritables
amateurs d'endurance à cheval, qui y seront
toujours traités en toute équité,
loin des chapelles et des pressions financières.
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